28 juin 2017 3 28 /06 /juin /2017 06:31
Le tricotin est une invention assez récente.   En effet, ce n'est qu'après la Première Guerre Mondiale que cet outil apparaît.  La France a alors un gros problème de surplus de laine, les filatures ne savent plus que faire de cette laine.   Vers 1924, les filatures de La Redoute, lancent un nouvel objet pour l'apprentissage du tricot :  le tricotin.  

Le tricotin était souvent en bois sculpté ou tourné et vendu sois par les filatures ou par les marchands de jouets.   A l'origine, il avait une dizaine de centimètres de hauteur et avait quatre clous et percé en son centre..  On le distribuait également gratuitement en France aux instituteurs qui achetaient de la laine aux différentes filatures.   Les enfants apprenaient ainsi à réaliser des bonnets, des cache-nez, des poupées, des bracelets, etc.


 

Tricotins amusants

Portrait d'une fillette

faisant du tricotin - 1937

http://kollections.free.fr/collections/tricotins/images/tricotin07.jpgFillette tricotin
Source image tricotin :  http://kollections.free.fr/collections/tricotins/tricotins.shtml    Source image fillette :  www.cndp.fr/mnemo/web/affiche_photo.php?idp=19223&idn=2286207&w_fenetre=1004&h_fenetre=738


  

Les plus courants étaient peints à la main ou laqués. On en retrouve aussi en terre cuite, en porcelaine, en papier mâché, en plâtre et plus récemment en matière plastique!!
 

http://3.bp.blogspot.com/-eLkJJvD4QMM/TcGZNYvuNbI/AAAAAAAAB5I/cp3trpkZafk/s320/DSCF4298.JPG

Source de l'image :  http://labobinerouge.blogspot.ca/2011/05/tricotins.html
 

Le tricotin devient vite un objet amusant prenant des formes de personnes ou d'animaux.   Ici au Québec, on récupérait une bobine de fil  et on y mettait quatre clous !  
 

Source de l'image :  http://les4jeudis.canalblog.com/archives/2012/08/15/24882458.html


 

Recherche :  Madeleine Geffard

 

*  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *

Voici un beau commentaire reçu  :

le-tricotin-de-Sandrine.JPG


 

Balle - ligne triple

Pour voir l'ensemble des projets et des articles,

cliquez sur plan du site

 

Vous aimerez peut-être :

Les fruitsSapin de Sandrine
Tricotin : Comment
faire un sous-plat

Le sapin

de Sandrine

La pieuvreCollier au tricotin
compteur installé le 20 juin 2015


Repost 1
18 mai 2017 4 18 /05 /mai /2017 07:15

 

 

En me promenant sur le web, j'ai trouvé cette magnifique légende qui explique l'origine de la dentelle aux fuseaux.

 

Comme toute les belles histoires, elle finit bien !

 

 

 

Voici donc, la légende de Séréna :

 

La légende de Séréna

 

 

Dame Barbara était veuve. La pauvre femme et ses cinq enfants vivaient dans la misère. Aussi chaque membre de la famille travaillait-il dur. Nuit et jour, on entendait ronronner le rouet.  Séréna, l’aînée, faisait de son mieux, mais elle craignait fort que tout ce labeur ne leur permette pas de vivre.  En fait, la misère devenait chaque jour plus grande au foyer de la veuve et inspira ce vœu à Séréna : « Sainte Vierge, donnez-moi les moyens de secourir ma famille, et je renonce aux joies et aux espérances de mon cœur ! ». Étouffer son cœur : ce n’était que plus tard qu’elle comprendrait la portée de son vœu.


Vint le printemps, et par un bel après-midi, Séréna s’en alla faire une promenade à la campagne, accompagnée de son ami Arnold, l’apprenti sculpteur. Tout à coup, tandis qu’ils se reposaient sous un grand chêne, l’air sembla s’obscurcir au-dessus d’eux. Une quantité innombrable d’araignées venait de s’abattre sur la coiffe noire que Séréna avait ôtée, et de leur va-et-vient grouillant naissait une toile représentant de gracieuses figures ; c’étaient des fleurs, des oiseaux, des ornements délicats…


Disparues aussi rapidement qu’elles étaient venues, les araignées laissèrent Séréna toute perplexe. Et elle songea : « Si une simple araignée fait un dessin si charmant avec du simple fil de la Vierge, pourquoi ne ferais-je pas mieux moi avec mon fil qui est si fin ? »  Mais comment conserver ce précieux dessin ? Arnold s’en chargea ; avec des branches d’arbres entrecroisées, il fît un châssis sur lequel ils fixèrent la toile et, le soir même, Séréna se mit au travail.

 


Le lendemain matin, lors de sa visite à Séréna, Arnold constata que les fils s’étaient emmêlés inextricablement. Séréna en était complètement désespérée. Alors pour empêcher les fils d’encore s’embrouiller, il attacha au bout de chacun d’eux un petit morceau de bois. Un grand pas était ainsi fait ; le fuseau était inventé.

 


Après quelque temps, ce ne fut plus qu’un jeu pour Séréna et elle fabriqua les premières véritables dentelles. Arnold faisait les dessins, Séréna les suivait avec son fil. Les premières dentelles furent exposées dans la maison d’Arnold où de riches négociants vinrent les admirer. Bientôt le bruit de la miraculeuse invention se propagea et la dentelle devint un article recherché, voire bien rémunéré. Alors, pour mieux répondre à la demande, Séréna initia ses petites sœurs à cet art tout nouveau. Toutes s’y mirent du matin au soir et bientôt la prospérité régna dans la famille.


Quelques mois plus tard, Arnold présenta son chef-d’œuvre en vue d’obtenir la maîtrise et il fut accepté dans la corporation comme maître sculpteur. Rien ne l’empêcha dorénavant de demander Séréna en mariage. Ce qu’il fit.


Mais quel choc pour le pauvre Arnold lorsqu’elle refusa ! Elle lui avait tout de même déclaré son grand amour ! Arnold ignorait qu’elle se devait de rester fidèle à son vœu secret. Ni Arnold, ni sa mère ne purent la dissuader.


Une année s’écoula, un nouveau printemps s’annonça. Pour fêter l’anniversaire du divin événement, Séréna se traîna toute seule jusqu’à l’endroit où son vœu avait été reçu. Là elle pensa longtemps à Arnold, puis elle pria la Sainte Vierge pour que son fiancé ne souffrît plus. Soudain elle aperçut des centaines d’araignées tissant le fil de Vierge comme un an auparavant jour pour jour. Les fils traçaient sur la coiffe noire de la fille une toile singulière. Séréna l’observa attentivement ; c’était un bouquet de mariée au milieu duquel se dessinait un petit texte : « Je te relève de ton vœu ! ». Un cri de joie s’échappa de ses lèvres. Arnold, qui l’avait suivie de loin et s’était caché derrière un buisson, bondit vers sa bien-aimée. Rougissante, elle lui révéla son secret. Tout devint alors clair pour Arnold. Il va de soi que la noce ne se fit plus attendre !

 

 

La légende de Séréna ou de l'origine de la dentelle aux fuseaux

 

 

 

Source de l'histoire :  L'origine de la dentelle aux fuseaux

 

 

Recherche :  Madeleine Geffard

 

 

 

 

Écrivez-moi un commentaire, ça me fait tellement plaisir !

Pour voir l'ensemble des projets et des articles

cliquez sur plan du site

Repost 0
15 mai 2017 1 15 /05 /mai /2017 07:04
Cuir fabrication

On pourrait penser que le cuir se prend directement sur l'animal et est prêt à utiliser.

 

Et non, il y a plusieurs étapes avant de pouvoir s'en servir !

 

Ce petit vidéo, vous montrera quelques secrets pour la préparation du cuir.

 

 

 

(Cliquez sur la flèche pour faire démarrer la vidéo)

 

 

 

Recherche :  Madeleine Geffard

 

 

 

 

Balle - ligne triple

 

 

 

Écrivez-moi un commentaire, ça me fait tellement plaisir !

 

Pour voir l'ensemble des projets et des articles,

cliquez sur plan du site

 

 

Repost 0
27 avril 2017 4 27 /04 /avril /2017 05:57

 

 

Vous connaissez les "sunbonnet"  ?

 

Ce sont de petits personnages,

surtout des filles.

 

On sait ce qu'elles font

mais jamais on ne voit leur visage !

 

 

L'autre jour j'ai reçu un appel de la Gaspésie, une dame recherchait un patron en particulier. Depuis plus de trois ans, elle s'informait à gauche et à droite pour savoir qui pourrait l'aider.  Elle cherchait un patron avec des petites filles et des garçons pour une courtepointe avec des appliqués.  Son garçon avait reçu cette courtepointe il y a trente ans et elle désirait en faire une en souvenir.  Je voyais dans ma tête de quoi elle parlait, et je lui ait suggéré d'aller voir sur google "sunbonnet".  Elle m'a rappelé une semaine après, folle de joie, c'était exactement ça !

C'est ce qui m'a fait pensé à faire cet article.  Les sunbonnet font partie du patrimoine américain et ce n'est pas si vieux que ça comme vous le verrez !

 

 

 

 

Ces personnages proviennent de l’imagination de Bertha Corbett Melchior.  À l’époque, cette dame écrivait des livres pour enfants qu’elle illustrait elle-même.  Il existe deux théories sur sa façon de cacher les visages dans ses dessins.  La première serait qu’elle voulait montrer qu’on pouvait comprendre les émotions de ses personnages même si on ne voyait pas la figure.  La deuxième raison serait qu’elle avait des difficultés à dessiner les visages.  C’est probablement un peu des deux si on y pense bien.   Par contre, on sait que Bertha Corbett a passé plusieurs années à étudier l’Art de dessiner, sculpter, peindre, etc. dans de bonnes écoles au Minnesota en en Pennsylvanie.

 

Elle a commencé à dessiner les Sunbonnet Babies en 1897.  Ses illustrations ont été exposés à plusieurs endroits.  Elle fait suffisamment parler d’elle que la Compagnie Pillsbury-Washburn lui propose de faire un livre à colorier des Sunbonnets Babies en Égypte ainsi que des publicités pour l’entreprise.

 

Elle rencontre Eulalie Osgood Grover qui lui offre de dessiner les pages d’un livre pour enfant.   Le livre est publié en 1902 et son titre est : The Sunbonnet Babies Primer.  C’est l’histoire de trois petites filles : Molly, May et Katie.   Le succès est instantané.  En trente ans Eulalie Osgood écrit neuf livres dont les personnages sont les Sunbonnets et sont illustré par Bertha Corbett Melchior. On voit apparaître les Sunbonnets babies sur des cartes de vœux, de la porcelaine, des calendriers et encore bien plus. 

 

 

 

Dans les années 1910, ses dessins sont tellement populaires qu’on les reproduits pour en faire de la broderie avec la technique Redwork.  Cette technique utilise un fil rouge.  Seul les contours son brodés.  Puis en 1911-12, dans le Ladies Home Journal, on voit une courtepointe pour lit d’enfant réalisée par Marie Webster. Au deux extrémités de la courtepointe se tiennent deux Sunbonnet devant une clôture, l’un tenant un parapluie.  Il n’en faut pas plus, les Sunbonnets apparaissent sur les courtepointes, une tradition est née.

 

 

 

 

Voici un site qui vous dévoilera les secrets de cette technique de pathwork.

 

Toutes les explications pour faire cette courtepointe ICI :   L'appliqué raconté par Sunbonnet Sue

 

 

  
  

 

 

Source :

 

 

 

Recherche & Mise en page :  Madeleine Geffard

 

 

 

 

Balle - ligne triple

 

Écrivez-moi un commentaire, ça me fait tellement plaisir !

 

Pour voir l'ensemble des projets et des articles,

cliquez sur plan du site

 

 

Repost 1
13 mars 2017 1 13 /03 /mars /2017 07:22

 

Signets en frivolité

Création :  Jacqueline Geffard

La frivolité est parmi une des techniques les plus anciennes.  Des archéologues  ont  trouvés  des  traces  de  cette  dentelle dans les pyramides…  

On en trouve aussi des traces en Mésopotamie, en Asie et en Europe.
  C’est probablement des commerçants néerlandais qui l’aurait introduit en Europe au 17e siècle.  

 

 


 

La frivolité  telle  qu’on  la  connaît serait née en Italie et aurait été adoptée par les dames de la haute société.   C’est au 18e et 19e siècle que la frivolité a connu ses heures de gloires en France.  La frivolité qui  servait  surtout à  orner  les  vêtements  de  nobles,    disparaît graduellement parce que cette technique devient futile, trop longue à réaliser et surtout fragile.

 

 

Marie-Antoinette faisant de la frivolité

La future reine Marie-Antoinette  faisant de la frivolité.

 À une certaine époque, les dames s’occupaient les mains avec ce belle objet de luxe.

 Par Jean-Etienne Liotard (1702-1789)

 

 

Cette dentelle peut se pratiquer de deux façons :  avec une navette ou avec des aiguilles.  Autrefois les navettes mesuraient entre 13 cm et 15 cm de long et 2,5 cm et 5 cm de large.   Elles étaient souvent décoré d’ivoire, d’écaille de tortue, incrusté d’or, d’argent de perles ou de nacres.  C’était vraiment un outil luxueux.   Les dames pouvaient utilisé du fil d’or pour faire leur création !

 

 

En Allemagne, on l’appelle :   Schiffchenarbeit signifiant «le travail du petit bateau" (c'est à dire la navette en forme de bateau).

En Italie, le terme est :  Occhi signification des «yeux».

En Turquie, c’est Makouk,  ce qui veut dire navette.

En Finlande,  c’est Sukkulapitsi - qui combine deux mots :  Sukkula = Navette et Pitsi = dentelle

En Angleterre, le terme est tatting, signifiant littéralement lambeaux, loques.  C’est la dentelle du pauvre !

 

Source :     http://www.etudes-touloises.com/articles/78/art4.pdf

                 http://www.navarroriverknits.com/tatting.html

                 http://ishiki.net/kajin/?page_id=3

 

 

Recherche :  Madeleine Geffard

 

 

 

 

Balle - ligne triple

 

Écrivez-moi un commentaire, ça me fait tellement plaisir !

 

Pour voir l'ensemble des projets et des articles,

cliquez sur plan du site

 

Repost 0
4 novembre 2016 5 04 /11 /novembre /2016 07:30

Le feutre est un matériel qu'on utilise beaucoup dans les bricolages.

C'est rare qu'on se demande "Comment c'est fait !"

J'ai trouvé ce petit vidéo qui montre les étapes de sa fabrication et va même jusqu'à montrer comment en faire une semelle.  C'est très intéressant comme vous pourrez le voir !

 

 

(Cliquez sur la flèche pour faire démarrer la vidéo)

 

 

 

Recherche :  Madeleine Geffard

 

 

 

 

Balle - ligne triple

Repost 0
30 mai 2016 1 30 /05 /mai /2016 07:08
Voici un petit film qui explique bien comment on fait les bobines de fils de coton.

 

 

 

(Cliquez sur la flèche pour faire démarrer la vidéo)

(Cliquez sur la flèche pour faire démarrer la vidéo)

 

 

J'espère que vous avez apprécié ce vidéo. C'est pour faire suite à mon article

"Histoire de la Culture du Coton".

Je trouvais qu'il complétait bien le sujet.

 

 

 

 

 

Recherche :  Madeleine Geffard

 

 

 

 

Balle - ligne triple

 

Écrivez-moi un commentaire, ça me fait tellement plaisir !

 

Pour voir l'ensemble des projets et des articles,

cliquez sur plan du site

 

 

Vous aimerez peut-être :

 

lin-lame-or Tisseuses dans l'atelier, album Suite des douze métiers de l'Inde, vers 1837, Paris, BnF

L'ortie - Fibre

L'entretien des fibres

Histoire de la

Culture du Coton

Repost 0
19 mai 2016 4 19 /05 /mai /2016 07:00

Le coton

 

est utilisé

 

pour fabriquer

 

des vêtements légers

 

depuis

 

des millénaires.

 

 

On a trouvé des fragments de coton datant d'environ 7 000 ans dans des grottes de la vallée du Tehuacán, au Mexique.  Du coton naturellement coloré datant de plus de 5 000 ans a été découvert au Pérou. 3000 ans avant JC, on a également retrouvé au Pakistan des tissus de coton.

 

 

 

Le Tianquiztli, la place du marché - Aztèques - Mexique

Source de l'image : La plume de la société Aztèque

 

 

La première mention connue du coton en Occident est celle qu’en fait Hérodote en 445 avant JC. Parlant de l’Inde, il dit « qu’on y trouve des arbres poussant à l’état sauvage, dont le fruit est une laine meilleure et plus belle que celles des moutons. Les Indiens se servent de cette laine d’arbre pour se vêtir ».

 

 

Tisseuses dans l'atelier, album Suite des douze métiers de l'Inde, vers 1837, Paris, BnF

Tisseuse dans l'atelier - Album Suite des douze métiers de l'Inde

Source de l'image : Herodote.net

 

 

Au 13esiècle, les Italiens et les Espagnols commencent à importer du coton brut de ces lointaines contrées orientales pour le raffiner sur place, mais ce n’est que vers le milieu du 14e  siècle qu’il est introduit dans les pays germaniques. En Amérique, les premiers essais pour cultiver le coton ont lieu en Virginie, vers 1607. Au cours du siècle suivant, cette culture s’étend à d’autres Etats, qui prendront le nom d’Etats cotonniers : les Carolines, la Louisiane, la Floride et la Géorgie. En 1753 arrive à Londres la première cargaison de coton de Caroline : il a été cueilli à la main par les esclaves et les autres opérations (triage, égrenage) seront également effectuées manuellement jusqu’à la fin du 18e  siècle. Malgré la modicité du prix de revient de la main-d’oeuvre, le coton est cependant trop cher pour être populaire ; il sera longtemps considéré comme un article de luxe. Ce n’est que lorsque Eli Whitney, en 1793, invente la machine à égrener (cotton gin), qu’il devient possible de vendre cette fibre à des prix permettant une véritable extension du marché.

 

1840 - Natchez, Mississippi, États-Unis - Esclaves dans un champs de coton

Source de l'image : Eva lise in America

 

 

En Egypte - qui est actuellement l’un des principaux pays producteurs de coton au monde -, la première récolte faite selon des méthodes modernes a eu lieu en 1821. Le promoteur de cette importante activité agricole est le khédive Mohammed Ali, aidé par la compétence de l’ingénieur franco-suisse Jumel. Le coton sea island, utilisé pour les premiers essais, ne donna pas de très bons résultats. A l’aide de croisements avec d’autres espèces, on obtint le coton dit égyptien, remarquable par ses fibres longues, robustes, soyeuses et de couleur généralement brin clair. Les variétés mako et karnak sont les plus connues.

 

 

Vers 1935 - Publicité des tissus Jumel

Source de l'image : Egyptophile

 

 

Le coton est la fibre naturelle la plus produite dans le monde. Depuis le 19e siècle, il constitue, la première fibre textile du monde (près de la moitié de la consommation mondiale de fibres textiles).

 

 

Source :

 

 

 

Recherche :  Madeleine Geffard

 

 

 

 

Balle - ligne triple

 

Écrivez-moi un commentaire, ça me fait tellement plaisir !

 

Pour voir l'ensemble des projets et des articles,

cliquez sur plan du site

 

 

Vous aimerez peut-être :

 

lin-lame-or

L'ortie - Fibre

L'entretien des fibres

Tabliers de toutes sortes

 

Recherche :  Madeleine Geffard

 

 

 

 

Balle - ligne triple

 

Écrivez-moi un commentaire, ça me fait tellement plaisir !

 

Pour voir l'ensemble des projets et des articles,

cliquez sur plan du site

 

 

Vous aimerez peut-être :

 

Pois & Lentilles

1ere place CFQ Fédération 13

Les légumineuses

Congrès Régional

- 2016 -

Foulard

- technique Léno 

 
Repost 0
14 janvier 2016 4 14 /01 /janvier /2016 08:00

 

 

Dans les milieux monastiques de l'Italie du 13ème siècle se développe ce style de broderie qu'on destine uniquement à des fins religieuses.  Des chasubles, des nappes d'autel, des napperons sont brodés de motifs traditionnels d'oiseaux, d’animaux, de plantes ou encore de satyres et de démons.   

Source de l'image :  Ruins and relics

Ces motifs se retrouvent également dans les sculptures de bois ou de pierre qu’on retrouve dans les églises de cette époque. On utilise du lin fin ou de la soie pour exécuter ces travaux d'aiguilles. La particularité de cette technique se trouve dans le fait que l'arrière-plan est brodé d'une seule couleur et que le motif reste blanc.

Le remplissage du fond est traditionnellement rouge ou vert ou bleu ou encore doré, une couleur qui est vraiment contrastante pour faire ressortir le motif.  Par contre le motif non brodé, l'intérieur, a son contour brodé au point d'holbein pour mieux découpé la forme et la faire ressortir du fond.  Le motif est souvent répétitif pour s'ajuster à la grandeur de la pièce brodée.

 

Broderie d'Assise - Italie 16e siècle. Cleveland Museum of Art

Source de l'image :  Fils & Aiguilles, une passion

 

Au 16ème siècle, en pleine Renaissance, cette broderie s'étend à tous les milieux.  On voit alors apparaître plusieurs créatures mythologiques dans les figures.  Malheureusement, cette technique sombre dans l'oubli au cours des 18ème et 19ème siècles.

 

assisi_embroidery.jpg

Source de l'image : Plinth & Chintz

Au début du 20ème siècle, un mouvement naquit dans toute l'Italie pour redonner vie aux anciens artisanats d'art textile oubliés et par le même coup assurer un revenu supplémentaire à la population pauvre.  Les nobles dames fouillèrent dans les malles des anciennes maisons patriciennes, dans les cloîtres, les sacristies des plus importantes églises, des oratoires,  pour retrouver des œuvres anciennes.

 

Elles recopièrent avec une exactitude minutieuse les dessins primitifs du 13ème et 14ème siècles, puis les dessins du 15ème et 16ème siècle pour en faire des broderie plus élégante et parfaite. Les fresques divines, les portails, les chœurs linéaires finement ciselés furent reproduit en magnifiques œuvres. 

 

 

En 1902, dans la ville d'Assise, une association voit le jour : " Laboratorio Ricreativo Festivo Femminile San Francesco di Assisi".  Ce regroupement s'adresse surtout aux femmes et filles voulant apprendre différentes techniques d'Arts Textiles. 

 

Ce fut une telle réussite avec ce type de broderie qu'on la baptisa "Broderie d'Assise", puisque c'est les femmes de cette ville qui l'ont popularisé aux yeux de tous et qu'elle est encore connue de nos jours.  La toile devait dans sa pâleur d’ivoire imiter les vieilles toiles. La broderie ne devait pas s’éloigner des teintes traditionnelles.   

Source de l'image : Quilters Haven

Le dessin ne devait pas perdre son caractère rectiligne.  Ce style ne pouvait avoir qu’un résultat positif, en effet les lins brodés au point Assisi, sortirent bientôt des limites de la ville, pour en atteindre d’autres, et même au delà des océans.
 

 

 

Source :

http://fils-aiguilles-passion.blogspot.ca/2014/06/assisi.html

http://www.accademiapuntoassisi.com/francese/link.htm

 

 

par :  Madeleine Geffard

 

 

 

 

Balle - ligne triple

 

Écrivez-moi un commentaire, ça me fait tellement plaisir !

 

Pour voir l'ensemble des projets et des articles,

cliquez sur plan du site
 

 

Vous aimerez peut-être :

 

 

Broderie Schwalm

Le Séminole

Art Amérindien

L'Art du Fléché

Repost 0
Publié par Cercle de Fermières de Montréal-Nord - dans D'ou vient :
commenter cet article
10 avril 2015 5 10 /04 /avril /2015 09:40

Le Fléché est un Art Traditionnel qu'on ne retrouve qu'au Québec.

 

Anciennement tous les hommes portaient fièrement leur ceinture fléché.  Il faut dire que cette ceinture avait bien des usages pratiques pour les colons et les coureurs des bois. Ils s'en servaient pour soutenir leur dos, garder le corps au chaud, et même comme "vaisseau à boire"....

 

De nos jours, il est très difficile de trouver des personnes qui pratiquent encore l'Art du Fléché.

Nous avons été bien chanceuses de recevoir Mme Pauline Morin et Mme Henriette Messier du Cercle de Fermières du Bout-de-l'Ile. Elles nous ont fait une démonstration et de plus, elles nous ont permis d'essayer cette technique.

 

 

 

Ici, on les voit toutes deux en train de nous expliquer comment entrecroiser les fils.  Le fléché est un tissage dit "aux doigts". 

 

Pour tisser une longueur de 10 pouces sur 100 pouces (25 cm sur 2,80 mètres) avec de la laine fine, ça peut prendre entre 300 et 400 heures.   Maintenant le temps en réel pour faire une ceinture peut prendre de 6 mois à 1 an et plus. Pourquoi ? c'est rare que les gens vont tisser plus d'une heure dans une journée.

 

 

Voici quelques mouvements des doigts nécessaire au tissage.

(cliquez sur une photo pour en voir une autre)
(cliquez sur une photo pour en voir une autre)
(cliquez sur une photo pour en voir une autre)

(cliquez sur une photo pour en voir une autre)

 

 

Et maintenant voici Suzanne G. essayant l'Art du Fléché sur un signet.  Mme Pauline Morin lui explique l'entrecroisement des fils.  

 

   

Ici, c'est Mme Messier qui explique à Pierrette, notre Conseillère aux Arts Textiles cette technique.  

 

Mme Geneviève Leouffe du Cercle de Fermières du Coeur de l'Ile est également venue apprendre le fléché. Elle pourra à son tour, enrichir son Cercle avec ce que nous avons appris durant cet atelier.  

 

 

 

 Voici quelques accessoires que nos deux démonstratices 

ont réalisé en Fléché.

foulard

porte-clé

signets

 

foulards et ceintures

 

Merci encore à nos deux démonstratrices,

ce fut une expérience très enrichissante,

votre savoir est inestimable !

 

par :  Madeleine Geffard

 

 

 

 

Balle - ligne triple

 

Écrivez-moi un commentaire, ça me fait tellement plaisir !

 

Pour voir l'ensemble des projets et des articles,

cliquez sur plan du site
 

 

Vous aimerez peut-être :

 

 

http://www.fashionwindows.net/images/2010/01/zipper.png

Broderie Schwalm

Le Séminole

Art Amérindien

 

 

 

 

 

 

 

 

De nos jours, on retrouve le fléché :

en foulard

en porte-clé

 

 


Repost 0
Publié par Cercle de Fermières de Montréal-Nord - dans Savoir-Faire D'ou vient :
commenter cet article

Présentation

  • : Cercle de Fermières de Montréal-Nord
  • Cercle de Fermières de Montréal-Nord
  • : Activité du Cercle de Fermières de Montréal-Nord. Cours, ateliers gratuits, conférences, concours, etc. Publications des CFQ
  • Contact

Recherche