27 avril 2017 4 27 /04 /avril /2017 05:57

 

 

Vous connaissez les "sunbonnet"  ?

 

Ce sont de petits personnages,

surtout des filles.

 

On sait ce qu'elles font

mais jamais on ne voit leur visage !

 

 

L'autre jour j'ai reçu un appel de la Gaspésie, une dame recherchait un patron en particulier. Depuis plus de trois ans, elle s'informait à gauche et à droite pour savoir qui pourrait l'aider.  Elle cherchait un patron avec des petites filles et des garçons pour une courtepointe avec des appliqués.  Son garçon avait reçu cette courtepointe il y a trente ans et elle désirait en faire une en souvenir.  Je voyais dans ma tête de quoi elle parlait, et je lui ait suggéré d'aller voir sur google "sunbonnet".  Elle m'a rappelé une semaine après, folle de joie, c'était exactement ça !

C'est ce qui m'a fait pensé à faire cet article.  Les sunbonnet font partie du patrimoine américain et ce n'est pas si vieux que ça comme vous le verrez !

 

 

 

 

Ces personnages proviennent de l’imagination de Bertha Corbett Melchior.  À l’époque, cette dame écrivait des livres pour enfants qu’elle illustrait elle-même.  Il existe deux théories sur sa façon de cacher les visages dans ses dessins.  La première serait qu’elle voulait montrer qu’on pouvait comprendre les émotions de ses personnages même si on ne voyait pas la figure.  La deuxième raison serait qu’elle avait des difficultés à dessiner les visages.  C’est probablement un peu des deux si on y pense bien.   Par contre, on sait que Bertha Corbett a passé plusieurs années à étudier l’Art de dessiner, sculpter, peindre, etc. dans de bonnes écoles au Minnesota en en Pennsylvanie.

 

Elle a commencé à dessiner les Sunbonnet Babies en 1897.  Ses illustrations ont été exposés à plusieurs endroits.  Elle fait suffisamment parler d’elle que la Compagnie Pillsbury-Washburn lui propose de faire un livre à colorier des Sunbonnets Babies en Égypte ainsi que des publicités pour l’entreprise.

 

Elle rencontre Eulalie Osgood Grover qui lui offre de dessiner les pages d’un livre pour enfant.   Le livre est publié en 1902 et son titre est : The Sunbonnet Babies Primer.  C’est l’histoire de trois petites filles : Molly, May et Katie.   Le succès est instantané.  En trente ans Eulalie Osgood écrit neuf livres dont les personnages sont les Sunbonnets et sont illustré par Bertha Corbett Melchior. On voit apparaître les Sunbonnets babies sur des cartes de vœux, de la porcelaine, des calendriers et encore bien plus. 

 

 

 

Dans les années 1910, ses dessins sont tellement populaires qu’on les reproduits pour en faire de la broderie avec la technique Redwork.  Cette technique utilise un fil rouge.  Seul les contours son brodés.  Puis en 1911-12, dans le Ladies Home Journal, on voit une courtepointe pour lit d’enfant réalisée par Marie Webster. Au deux extrémités de la courtepointe se tiennent deux Sunbonnet devant une clôture, l’un tenant un parapluie.  Il n’en faut pas plus, les Sunbonnets apparaissent sur les courtepointes, une tradition est née.

 

 

 

 

Voici un site qui vous dévoilera les secrets de cette technique de pathwork.

 

Toutes les explications pour faire cette courtepointe ICI :   L'appliqué raconté par Sunbonnet Sue

 

 

  
  

 

 

Source :

 

 

 

Recherche & Mise en page :  Madeleine Geffard

 

 

 

 

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13 mars 2017 1 13 /03 /mars /2017 07:22

 

Signets en frivolité

Création :  Jacqueline Geffard

La frivolité est parmi une des techniques les plus anciennes.  Des archéologues  ont  trouvés  des  traces  de  cette  dentelle dans les pyramides…  

On en trouve aussi des traces en Mésopotamie, en Asie et en Europe.
  C’est probablement des commerçants néerlandais qui l’aurait introduit en Europe au 17e siècle.  

 

 


 

La frivolité  telle  qu’on  la  connaît serait née en Italie et aurait été adoptée par les dames de la haute société.   C’est au 18e et 19e siècle que la frivolité a connu ses heures de gloires en France.  La frivolité qui  servait  surtout à  orner  les  vêtements  de  nobles,    disparaît graduellement parce que cette technique devient futile, trop longue à réaliser et surtout fragile.

 

 

Marie-Antoinette faisant de la frivolité

La future reine Marie-Antoinette  faisant de la frivolité.

 À une certaine époque, les dames s’occupaient les mains avec ce belle objet de luxe.

 Par Jean-Etienne Liotard (1702-1789)

 

 

Cette dentelle peut se pratiquer de deux façons :  avec une navette ou avec des aiguilles.  Autrefois les navettes mesuraient entre 13 cm et 15 cm de long et 2,5 cm et 5 cm de large.   Elles étaient souvent décoré d’ivoire, d’écaille de tortue, incrusté d’or, d’argent de perles ou de nacres.  C’était vraiment un outil luxueux.   Les dames pouvaient utilisé du fil d’or pour faire leur création !

 

 

En Allemagne, on l’appelle :   Schiffchenarbeit signifiant «le travail du petit bateau" (c'est à dire la navette en forme de bateau).

En Italie, le terme est :  Occhi signification des «yeux».

En Turquie, c’est Makouk,  ce qui veut dire navette.

En Finlande,  c’est Sukkulapitsi - qui combine deux mots :  Sukkula = Navette et Pitsi = dentelle

En Angleterre, le terme est tatting, signifiant littéralement lambeaux, loques.  C’est la dentelle du pauvre !

 

Source :     http://www.etudes-touloises.com/articles/78/art4.pdf

                 http://www.navarroriverknits.com/tatting.html

                 http://ishiki.net/kajin/?page_id=3

 

 

Recherche :  Madeleine Geffard

 

 

 

 

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4 novembre 2016 5 04 /11 /novembre /2016 07:30

Le feutre est un matériel qu'on utilise beaucoup dans les bricolages.

C'est rare qu'on se demande "Comment c'est fait !"

J'ai trouvé ce petit vidéo qui montre les étapes de sa fabrication et va même jusqu'à montrer comment en faire une semelle.  C'est très intéressant comme vous pourrez le voir !

 

 

(Cliquez sur la flèche pour faire démarrer la vidéo)

 

 

 

Recherche :  Madeleine Geffard

 

 

 

 

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30 mai 2016 1 30 /05 /mai /2016 07:08
Voici un petit film qui explique bien comment on fait les bobines de fils de coton.

 

 

 

(Cliquez sur la flèche pour faire démarrer la vidéo)

(Cliquez sur la flèche pour faire démarrer la vidéo)

 

 

J'espère que vous avez apprécié ce vidéo. C'est pour faire suite à mon article

"Histoire de la Culture du Coton".

Je trouvais qu'il complétait bien le sujet.

 

 

 

 

 

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Culture du Coton

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19 mai 2016 4 19 /05 /mai /2016 07:00

Le coton

 

est utilisé

 

pour fabriquer

 

des vêtements légers

 

depuis

 

des millénaires.

 

 

On a trouvé des fragments de coton datant d'environ 7 000 ans dans des grottes de la vallée du Tehuacán, au Mexique.  Du coton naturellement coloré datant de plus de 5 000 ans a été découvert au Pérou. 3000 ans avant JC, on a également retrouvé au Pakistan des tissus de coton.

 

 

 

Le Tianquiztli, la place du marché - Aztèques - Mexique

Source de l'image : La plume de la société Aztèque

 

 

La première mention connue du coton en Occident est celle qu’en fait Hérodote en 445 avant JC. Parlant de l’Inde, il dit « qu’on y trouve des arbres poussant à l’état sauvage, dont le fruit est une laine meilleure et plus belle que celles des moutons. Les Indiens se servent de cette laine d’arbre pour se vêtir ».

 

 

Tisseuses dans l'atelier, album Suite des douze métiers de l'Inde, vers 1837, Paris, BnF

Tisseuse dans l'atelier - Album Suite des douze métiers de l'Inde

Source de l'image : Herodote.net

 

 

Au 13esiècle, les Italiens et les Espagnols commencent à importer du coton brut de ces lointaines contrées orientales pour le raffiner sur place, mais ce n’est que vers le milieu du 14e  siècle qu’il est introduit dans les pays germaniques. En Amérique, les premiers essais pour cultiver le coton ont lieu en Virginie, vers 1607. Au cours du siècle suivant, cette culture s’étend à d’autres Etats, qui prendront le nom d’Etats cotonniers : les Carolines, la Louisiane, la Floride et la Géorgie. En 1753 arrive à Londres la première cargaison de coton de Caroline : il a été cueilli à la main par les esclaves et les autres opérations (triage, égrenage) seront également effectuées manuellement jusqu’à la fin du 18e  siècle. Malgré la modicité du prix de revient de la main-d’oeuvre, le coton est cependant trop cher pour être populaire ; il sera longtemps considéré comme un article de luxe. Ce n’est que lorsque Eli Whitney, en 1793, invente la machine à égrener (cotton gin), qu’il devient possible de vendre cette fibre à des prix permettant une véritable extension du marché.

 

1840 - Natchez, Mississippi, États-Unis - Esclaves dans un champs de coton

Source de l'image : Eva lise in America

 

 

En Egypte - qui est actuellement l’un des principaux pays producteurs de coton au monde -, la première récolte faite selon des méthodes modernes a eu lieu en 1821. Le promoteur de cette importante activité agricole est le khédive Mohammed Ali, aidé par la compétence de l’ingénieur franco-suisse Jumel. Le coton sea island, utilisé pour les premiers essais, ne donna pas de très bons résultats. A l’aide de croisements avec d’autres espèces, on obtint le coton dit égyptien, remarquable par ses fibres longues, robustes, soyeuses et de couleur généralement brin clair. Les variétés mako et karnak sont les plus connues.

 

 

Vers 1935 - Publicité des tissus Jumel

Source de l'image : Egyptophile

 

 

Le coton est la fibre naturelle la plus produite dans le monde. Depuis le 19e siècle, il constitue, la première fibre textile du monde (près de la moitié de la consommation mondiale de fibres textiles).

 

 

Source :

 

 

 

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1ere place CFQ Fédération 13

Les légumineuses

Congrès Régional

- 2016 -

Foulard

- technique Léno 

 
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14 janvier 2016 4 14 /01 /janvier /2016 08:00

 

 

Dans les milieux monastiques de l'Italie du 13ème siècle se développe ce style de broderie qu'on destine uniquement à des fins religieuses.  Des chasubles, des nappes d'autel, des napperons sont brodés de motifs traditionnels d'oiseaux, d’animaux, de plantes ou encore de satyres et de démons.   

Source de l'image :  Ruins and relics

Ces motifs se retrouvent également dans les sculptures de bois ou de pierre qu’on retrouve dans les églises de cette époque. On utilise du lin fin ou de la soie pour exécuter ces travaux d'aiguilles. La particularité de cette technique se trouve dans le fait que l'arrière-plan est brodé d'une seule couleur et que le motif reste blanc.

Le remplissage du fond est traditionnellement rouge ou vert ou bleu ou encore doré, une couleur qui est vraiment contrastante pour faire ressortir le motif.  Par contre le motif non brodé, l'intérieur, a son contour brodé au point d'holbein pour mieux découpé la forme et la faire ressortir du fond.  Le motif est souvent répétitif pour s'ajuster à la grandeur de la pièce brodée.

 

Broderie d'Assise - Italie 16e siècle. Cleveland Museum of Art

Source de l'image :  Fils & Aiguilles, une passion

 

Au 16ème siècle, en pleine Renaissance, cette broderie s'étend à tous les milieux.  On voit alors apparaître plusieurs créatures mythologiques dans les figures.  Malheureusement, cette technique sombre dans l'oubli au cours des 18ème et 19ème siècles.

 

assisi_embroidery.jpg

Source de l'image : Plinth & Chintz

Au début du 20ème siècle, un mouvement naquit dans toute l'Italie pour redonner vie aux anciens artisanats d'art textile oubliés et par le même coup assurer un revenu supplémentaire à la population pauvre.  Les nobles dames fouillèrent dans les malles des anciennes maisons patriciennes, dans les cloîtres, les sacristies des plus importantes églises, des oratoires,  pour retrouver des œuvres anciennes.

 

Elles recopièrent avec une exactitude minutieuse les dessins primitifs du 13ème et 14ème siècles, puis les dessins du 15ème et 16ème siècle pour en faire des broderie plus élégante et parfaite. Les fresques divines, les portails, les chœurs linéaires finement ciselés furent reproduit en magnifiques œuvres. 

 

 

En 1902, dans la ville d'Assise, une association voit le jour : " Laboratorio Ricreativo Festivo Femminile San Francesco di Assisi".  Ce regroupement s'adresse surtout aux femmes et filles voulant apprendre différentes techniques d'Arts Textiles. 

 

Ce fut une telle réussite avec ce type de broderie qu'on la baptisa "Broderie d'Assise", puisque c'est les femmes de cette ville qui l'ont popularisé aux yeux de tous et qu'elle est encore connue de nos jours.  La toile devait dans sa pâleur d’ivoire imiter les vieilles toiles. La broderie ne devait pas s’éloigner des teintes traditionnelles.   

Source de l'image : Quilters Haven

Le dessin ne devait pas perdre son caractère rectiligne.  Ce style ne pouvait avoir qu’un résultat positif, en effet les lins brodés au point Assisi, sortirent bientôt des limites de la ville, pour en atteindre d’autres, et même au delà des océans.
 

 

 

Source :

http://fils-aiguilles-passion.blogspot.ca/2014/06/assisi.html

http://www.accademiapuntoassisi.com/francese/link.htm

 

 

par :  Madeleine Geffard

 

 

 

 

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Broderie Schwalm

Le Séminole

Art Amérindien

L'Art du Fléché

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10 avril 2015 5 10 /04 /avril /2015 09:40

Le Fléché est un Art Traditionnel qu'on ne retrouve qu'au Québec.

 

Anciennement tous les hommes portaient fièrement leur ceinture fléché.  Il faut dire que cette ceinture avait bien des usages pratiques pour les colons et les coureurs des bois. Ils s'en servaient pour soutenir leur dos, garder le corps au chaud, et même comme "vaisseau à boire"....

 

De nos jours, il est très difficile de trouver des personnes qui pratiquent encore l'Art du Fléché.

Nous avons été bien chanceuses de recevoir Mme Pauline Morin et Mme Henriette Messier du Cercle de Fermières du Bout-de-l'Ile. Elles nous ont fait une démonstration et de plus, elles nous ont permis d'essayer cette technique.

 

 

 

Ici, on les voit toutes deux en train de nous expliquer comment entrecroiser les fils.  Le fléché est un tissage dit "aux doigts". 

 

Pour tisser une longueur de 10 pouces sur 100 pouces (25 cm sur 2,80 mètres) avec de la laine fine, ça peut prendre entre 300 et 400 heures.   Maintenant le temps en réel pour faire une ceinture peut prendre de 6 mois à 1 an et plus. Pourquoi ? c'est rare que les gens vont tisser plus d'une heure dans une journée.

 

 

Voici quelques mouvements des doigts nécessaire au tissage.

(cliquez sur une photo pour en voir une autre)
(cliquez sur une photo pour en voir une autre)
(cliquez sur une photo pour en voir une autre)

(cliquez sur une photo pour en voir une autre)

 

 

Et maintenant voici Suzanne G. essayant l'Art du Fléché sur un signet.  Mme Pauline Morin lui explique l'entrecroisement des fils.  

 

   

Ici, c'est Mme Messier qui explique à Pierrette, notre Conseillère aux Arts Textiles cette technique.  

 

Mme Geneviève Leouffe du Cercle de Fermières du Coeur de l'Ile est également venue apprendre le fléché. Elle pourra à son tour, enrichir son Cercle avec ce que nous avons appris durant cet atelier.  

 

 

 

 Voici quelques accessoires que nos deux démonstratices 

ont réalisé en Fléché.

foulard

porte-clé

signets

 

foulards et ceintures

 

Merci encore à nos deux démonstratrices,

ce fut une expérience très enrichissante,

votre savoir est inestimable !

 

par :  Madeleine Geffard

 

 

 

 

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Le Séminole

Art Amérindien

 

 

 

 

 

 

 

 

De nos jours, on retrouve le fléché :

en foulard

en porte-clé

 

 


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28 février 2014 5 28 /02 /février /2014 02:15

Le grain d'orge est une technique au tissage qui prend ses origines en Suède et en Norvège, pour ensuite se répandre à travers l'Europe.  Les auteurs français parlent de «toile ouvrée», de «moucheté», ou encore de «toile ajourée».  Ces noms s'appliquent tout aussi bien au tissage Bronson.  Seul Gilbert Delahaye, dans la traduction d'un manuel suédois, parle du Grain d'orge tel que nous le connaissons.

 

Le livre : "Le lin, sa vie, ses techniques, son histoire", de Paul Billaux,  on cite un Monsieur Graindorge, tisserand de Caen, lequel fabriquait des ornements de lin.  On pense que la technique du Grain d'orge viendrait de son nom, puisque cette homme avait une bonne réputation.  On sait qu'au moyen-âge et plus tard, les châtelains utilisaient beaucoup de nappes; et on en commandait sûrement à Monsieur Graindorge.


Voici un extrait du livre :

Dictionnaire général des tissus anciens et modernes

Cliquez sur l'image pour avoir accès au livre.

Source : Google Livres

 

 

   

 

Cette technique est une modification de l'armure "toile"; elle est agrémentée par des flottés plus ou moins longs en chaîne et en trame, selon la face du tissu. Le grain d'orge se tisse à compte carré avec une seule navette et une trame semblable à la chaîne.

Le grain d'orge se tisse d'une lisière à l'autre ou avec toile, en insérant en alternance des fils 1 et 4 en lames, pour espacer les groupes de patron. La marchure doit alors compter un nombre équivalent de duites de toile.

 

 

Si vous avez une pièce avec cette technique
(de près pour qu'on voit la technique et la pièce bien sûr),
pourriez-vous la photographier 
et envoyer une photo à geffard.madeleine@gmail.com,
nous la mettrons à cette emplacement sur le blog.  

Merci

 

 

Source :

Cercles de Fermières du Québec, Les Arts Textiles : trésor du patrimoine, 1995.

Dictionnaire Général des Tissus Anciens et Modernes, par M. Bezon, Tome 8, Paris, 1863

CFQ - Fédération 7 - Drummond, Nicolet, Bécancour  (histoire & explications de ce tissage)


Recherche :  Madeleine Geffard

 

 

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24 octobre 2013 4 24 /10 /octobre /2013 00:44

 

En 2001, Radio-Canada a réalisé
ce reportage sur des dentellières
de Saint-Basile-Le-Grand.

Je vous invite à le visionner,
même s'il date de quelques années,
ce vidéo est encore très actuel.

On y voit des femmes passionnées
de tous les âges, ainsi que
des pièces rares
de dentelles aux fuseaux.

 

  Source de l'image :  Wikipédia

 

 

Cliquez sur l'image pour voir le vidéo

      


Date de diffusion : 19 décembre 2001

 

 

Source :     

                       

 

 

Recherche :   Madeleine Geffard

quilt

 

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28 juin 2013 5 28 /06 /juin /2013 04:03

 

Le séminole est une technique de décoration de vêtement relativement nouvelle.  Elle apparait autour des années 1920.  Ce sont les Amérindiens Séminoles qui développèrent cette technique.  



Source de l'image :  http://anarthistoricalimpression.blogspot.ca/

 


 

Vers les années 1750, plusieurs tribus Amérindiennes ont dû fuir leur région et migrer vers la Floride.  Ils ont dû s'adapter à la chaleur de la Floride, ils ont donc changer leur peau de fourrure et de cuir pour du coton qui était plus facile à obtenir. On sait qu'une fois par année, les Séminoles traversaient la rivière Miami pour échanger des objets tels que des peaux de crocodiles et plumes d'aigrettes pour des rouleaux de tissu de coton. A la fin de l'année, il ne restait pas suffisamment de tissu pour faire une pièce complète d'un vêtement, alors ils ont eu l'idée de prendre les retailles et de les coudre ensemble pour faire un grand morceau de tissu.  Le processus de couture, coupe, couture et ainsi de suite à conduit à la réalisation de motifs géométriques très complexes.  Au début toutes les coutures se faisaient à la main. Ce n'est que vers les années 1880 que les machines à coudre à manivelle sont présentes dans les camps de Séminoles.  Cela rend le processus de patchwork beaucoup plus facile.  Les Séminoles ont mis l'enphase sur quatre éléments prédominants dans la conception de leur art :  la couleur, la texture, le rythme (mouvement) et le motif.  

 

Aujourd'hui les motifs portent souvent un nom et sont associé à une légende. Voici quatre motifs et leur légende.

 


La Voix Lactée



Il ya plusieurs années le Grand Manitou a soufflé vers le ciel et a fait la Voie Lactée.
C'est à cette endroit où les gens qui ont du coeur vont quand ils meurent, les animaux y vont aussi !  Lorsqu'une personne décède la Voie Lactée brille encore plus,
pour que la personne puisse trouvé son chemin.  
Seules les personnes qui ont mené une vie exemplaire peuvent trouver cette voix.  
Les gens méchants eux, restent dans le sol où ils sont enterrés,
c'est pourquoi on ne doit pas marcher sur leur tombes.

 


Le feu éternel



Quand le monde était encore nouveau,
les gens n'avaient aucun moyen de se réchauffer ou de chauffer leurs nourritures. 
Ils avaient froid pendant l'hiver et avaient faim tout le temps,
parce que leurs nourritures n'avaient pas bon goût.
Le Maître du Souffle eut pitié d'eux et a provoqué un vif éclat dans le ciel. 
La lumière est devenue plus brillante et de plus en plus lumineuse. 
Soudain, de petits objets lumineux tombèrent au sol.
Les gens se précipitèrent pour découvrir ce que c'était. 
Un Indien courageux a trouvé deux des objets incandescents
posés un à côté de l'autre sur le terrain. 
C'étaient de petites roches,  comme il les ramassaient,
la douleur de la chaleur les fient tomber. 
Au moment où ils touchèrent le sol,
une des roches a frappé dans l'autre provoquant ainsi une étincelle.
 L'étincelle a  par la suite, provoquée du feu dans l'herbe et le feu s'est répandu. 

Au début,  l'Indien a été effrayé par ce qu'il a vu et ressenti,
mais le Maître du Souffle lui a parlé et lui a dit de ne pas avoir peur. 
Le Maître a expliqué que les roches étaient sacrés et devaient être utilisés
pour réchauffer les gens et faire cuire la nourriture. 
Les autres Indiens se sont rassemblés autour du feu durant la nuit. 
L'Indien courageux prit la parole et dit :
« Ce feu est bon. Il a été transmis par le Maître de Souffle pour chauffer nos maisons,
cuire notre nourriture, et éclairer nos conseils.
Vous devez vous rappeler que ce feu est sacré et doit être toujours maintenu en vie. 
Ce soir, nous allons tenir conseil ensemble et quand nous aurons terminé,
à chaque femme sera donnée une braise pour réchauffer sa maison.
Chaque année à cette époque, vous nettoierez votre maison et enlèverez les cendres.
Ensuite, vous devez retourner au conseil pour recevoir un nouveau feu pour votre foyer ».


 

 

Les Quatre bûches croisées



 

La tribu devait quitter la région où il vivait. 
Des éclaireurs ont été envoyés pour trouver un endroit ou il y aurait une rivière,
un espace pour la culture du maïs, et de nombreux animaux pour fournir de la nourriture. 
Après quelque temps, les éclaireurs sont revenus
et ont dit qu'ils avaient trouvé un endroit parfait.
Tout le monde a fait ses bagages
et se préparèrent pour le voyage vers leur nouvelle demeure. 
Là encore, les éclaireurs ont ouvert la voie, 
parce qu'ils partaient en avance sur le groupe principal.
Ils ont dit aux gens de chercher les quatre bûches croisés,
celà leur indiquerait  la route qu'ils devaient suivre. 
Après un long voyage, ils arrivèrent dans la région
qui est maintenant le sud-est des Etats-Unis.

 

Dents de Serpent




Il y a beaucoup de tribus amérindiennes d'Amérique qui ne tuent pas les serpents.
Cette légende explique pourquoi les serpents sont respectés et laissé en paix.

Au début des temps, les serpents n'avaient pas de dents ou crocs.  
Ils étaient inoffensifs.
Un jour, un mauvais indien a vu une mère serpent avec ses petits.  
Il a tué les bébés, la mère serpent a pu s'échapper.  
Elle a pleuré pendant trois jours.
Ensuite elle est allé voir le Chef Indien et lui a parlé de ses bébés qui étaient mort.
Le chef a fait quelques dents pour la mère et lui a dit de mordre l'homme qui l'ennuierait.
Depuis, de nombreuses tribus ne vont pas tuer un serpent à sonnettes,
estimant que le serpent ne mord pas s'il est laissé seul.

 

 

 

 

Source :

http://www.semtribe.com/Culture/SeminoleClothing.aspx

http://www.abfla.com/1tocf/seminole/semart2.html

http://www.123helpme.com/view.asp?id=43803

http://www.ehow.com/info_12063764_seminole-patchwork.html

 

 

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