8 avril 2016 5 08 /04 /avril /2016 07:00

Les Peuples Amérindiens habitant l'Amérique du Nord connaissent notre bon sirop d'érable depuis la nuit des Temps.

 

Plusieurs légendes sont apparues au fil des années selon la tribu, voici celles dont j'ai pu retracer.

 

 

 

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Source de l'image :  Fort Coulonge

Peuple Algonquin



Le chef Algonquin retira son «Tomahawk» de l'érable dans lequel il l'avait enfoncé la veille, comme le soleil montait dans le ciel, la sève se mit à couler. Sa femme la goûta et la trouva bonne. Elle s'en servit pour cuire la viande, ce qui lui évita d'aller à la source pour chercher de l'eau. 
 

Le goût sucré et l'odeur douce furent très appréciés par le chef. Il appela le sirop, dans lequel avait bouilli la viande, «Sinzibuckwud», mot algonquin qui veut dire «Tiré des Arbres».

 

 

 

 

Peuple Iroquois


Par un matin froid et piquant, il y a fort longtemps, un chef iroquois du nom de Woksis sortit de sa hutte. Puisqu'il devait aller à la chasse, il retira son «Tomahawk» de l'érable dans lequel il l'avait plantée la veille au soir. Le tomahawk avait fait une profonde entaille dans l'arbre mais Woksis n'y fit pas attention et il partit chasser.

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Source de l'image : Authentik Canada

Un récipient en écorce de bouleau était posé au pied de l'érable. Goutte à goutte, la sève, qui ressemblait à de l'eau, s'écoula de l'entaille faite dans le tronc de l'érable et remplit le récipient. Le lendemain, la femme de Woksis remarqua que le récipient était plein. Pensant que la sève incolore était de l'eau, elle s'en servit pour faire un ragoût de gibier.
 

Le soir venu, au souper, Woksis sourit et dit à sa femme: « Ce ragoût est délicieux. Il a un goût sucré ». N'y comprenant rien, la femme trempa son doigt dans le ragoût qui avait mijoté tout l'après-midi. Woksis avait raison. Le ragoût était sucré. 


 

 On venait de découvrir le sirop d'érable! 

 

 

 

 

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Source de l'image :  Sagesse Amérindienne

Peuple Abénaki

 

Selon la légende, Nokomis (La terre) aurait été la première à percer des trous dans le tronc des érables et à recueillir directement le sirop d'érable.

Manabush, constatant que cette sève était un sirop prêt à manger, alla trouver Nokomis et lui dit: «Grand'mère, il n'est pas bon que les arbres produisent du sucre aussi facilement. Si les hommes peuvent ainsi sans effort recueillir du sucre, ils ne tarderont pas à devenir paresseux. Il faut tâcher de les faire travailler. Avant qu'ils puissent déguster ce sirop exquis, il serait bon que les hommes soient obligés de fendre du bois et de passer des nuits à surveiller la cuisson du sirop.»

 

Il n'en dit pas plus long, mais craignant que Nokomis reste indifférente à ses paroles et qu'elle néglige de prendre des mesures pour empêcher les hommes de devenir paresseux, Manabush grimpa au haut d'un érable avec un vaisseau rempli d'eau et en versa le contenu à l'intérieur de l'arbre, dissolvant ainsi le sucre qui se trouvait dans l'érable.

Depuis ce temps, veut la légende, au lieu d'un sirop épais, la sève contient 1% à 2% de sucre, et, pour obtenir du sucre, il faut dorénavant travailler.

 

 

 

 

Peuple Huron

 

Une légende raconte qu’un petit écureuil grimpa le long d’un tronc d’arbre. Il mordit une branche et il se mit à boire. Un Amérindien, au bas de l’arbre, le regardait. Il se demandait pourquoi, puisqu’une source coulait tout près. Il imita l’écureuil en faisant une fente avec son couteau.

        Quelle surprise!
Jusqu’à aujourd'hui, la tribu amérindienne ne trouvait du sucre que dans les fruits sauvages. Et voilà un arbre qui pleure du sucre en larmes de cristal. 
De plus, ce huron venait de découvrir un remède contre le scorbut, dont les siens souffraient souvent au printemps.

Source de l'image :  funfou

Le frère Marie-Victorin, grand naturaliste et savant québécois, auteur illustre de la Flore Laurentienne, affirme carrément que les Amérindiens apprirent de l’écureuil roux, l’existence du sirop et de la tire d’érable. En effet, lorsqu’une branche d’érable à sucre casse sous le poids du verglas, la blessure causée coule au printemps. De cette entaille naturelle, le chaud soleil printanier évapore l’eau, et il ne reste finalement qu’une traînée de tire d’érable que les écureuils lèchent.
 

 

 

 

 

 

     Source de l'image : Elikia

Peuple Micmac

 

Par une journée de tôt printemps, alors que le vent était encore frisquet, une vieille femme Micmac alla ramasser la sève des érables. Comme la sève goûte meilleure chaude, elle en mit dans un pot qu'elle plaça au-dessus de son feu. 

Fatiguée, elle alla s'étendre pour se reposer.

Lorsqu'elle se réveilla, le soir était déjà là. Dans le pot, elle trouva un sirop doré, clair et sucré.

 

 

 

 

Peuple Cri

 

Plusieurs racontent que ce sont les Huskies, chiens des Amérindiens qui ont mis la puce à l’oreille de leur maîtres. Une branche d’érable se serait cassée et les chiens se seraient bousculés pour lécher la sève qui coulait de l’arbre. En les observant, les Amérindiens eurent aussi l’idée d’y goûter.

Source de l'image :  Amérindien

 

 

 

 

 

Peuple Ojibwé     (Ontario)

 

Il y a bien longtemps, du sirop pur, comme celui dont on arrose ses crêpes, coulait des érables. Lorsque le dieu Nanabozho y goûta, il le trouva tellement bon qu'il se dit que les habitants de la Terre n'apprécieraient pas ce sirop s'ils pouvaient se le procurer aussi facilement. Nanabozho ajouta donc de l'eau à l'épais sirop fourni par l'arbre, tellement d'eau que le liquide finit par ressembler à de l'eau sucrée. Il dissimula ensuite cette sève au plus profond de l'arbre. Depuis ce temps-là, les hommes doivent travailler fort pour obtenir du sirop d'érable.

Source de l'image :  Traditional FIne Arts Organization

 

Si vous désirez connaitre les territoires de ces Peuples,

cliquez sur cette carte du Québec.

Source :  

 

 

Recherche :  Madeleine Geffard

 

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Un Amérindien, au bas de l’arbre, le regardait. Il se demandait pourquoi, puisqu’une source coulait tout près. Il imita l’écureuil en faisant une fente avec son couteau.

        Quelle surprise!

Jusqu’à aujourd'hui, la tribu amérindienne ne trouvait du sucre que dans les fruits sauvages. Et voilà un arbre qui pleure du sucre en larmes de cristal. 
En plus, il venait de découvrir un remède contre le scorbut, dont les siens souffraient souvent au printemps.

Source de l'image :  funfou

Le frère Marie-Victorin, grand naturaliste et savant québécois, auteur illustre de la Flore Laurentienne, affirme carrément que les Amérindiens apprirent de l’écureuil roux, l’existence du sirop et de la tire d’érable. En effet, lorsqu’une branche d’érable à sucre casse sous le poids du verglas, la blessure causée coule au printemps. De cette entaille naturelle, le chaud soleil printanier évapore l’eau, et il ne reste finalement qu’une traînée de tire d’érable que les écureuils lèchent.
 

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commentaires

Lolo 13/04/2016 13:59

J'ai adore lire toutes ces légendes ,merci !!
Bisous et belle journee

Jacqueline 10/04/2016 02:39

J'adore l'histoire aussi merci de l'avoir mis a notre disposition

Cercle de Fermières de Montréal-Nord 11/04/2016 14:17

J'ai trouvé un réel plaisir à trouver ces légendes, alors je suis contente que tu aies aimé ça !

gateuxrigolo 09/04/2016 19:38

de bien belle histoire bisous

Cercle de Fermières de Montréal-Nord 11/04/2016 14:18

Merci, elles sont bien de chez nous celle-là ! Bisous

Anikenitet 09/04/2016 16:32

Bonjour, article qui m'a procuré beaucoup de plaisir, comme c'est intéressant. Je cherchais il y a quelque temps le nom d'une série que je regardais plus jeune, sur les légendes amérindiennes, celà reprennait beaucoup toutes les légendes autour de la mort, j'aimerais les faire découvrir à mes loulous, mais malgré toute la magie d'internet, je ne les ai pas retrouvé, celà te dit-il quelque chose ? Encore merci pour ce très instructif article et bonne journée !

Cercle de Fermières de Montréal-Nord 11/04/2016 14:19

Je ne vois pas ce que ça pourrait être, mais je vais taper des mots clés sur Google peut-être que je vais trouver.... je te le dirais si c'est le cas ! Bonne journée

nieves67 09/04/2016 13:01

super interessant! merci; quelles recherches! étonnant les similitudes, ce qui m'a aussi étonne c'est cette notion récurrente de devoir travailler pour mériter cette sève. J'ai eu la chance de pouvoir gouter à la tire (totalement inconnu en France et introuvable) j'adore. Encore un article que j'ai lu avec beaucoup de plaisir. bises

Cercle de Fermières de Montréal-Nord 09/04/2016 14:51

C'est bien vrai que c'est difficile récolter la sève, il faut une température de gel (la nuit) et dégel (le jour), et surtout des érables. Il parait que c'est les érables rouges les meilleurs producteurs de sève. C'est pour ça que c'est dans l'Est de l'Amérique du Nord qu'on en retrouve le plus : le Québec, l'Ontario, Vermont, Maine... Merci de me dire que l'article t'a plu, c'est vrai que c'est énormément de recherche, les légendes se perdent.... mais moi j'adore ça ! Bisous et bonne fin de semaine en France

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